La faute à Saddam: l insoutenable culpabilité racontée par Samira Sedira

Ce qui est étrange dans ce roman ,  c’est une sorte de calme. L’histoire est racontée comme dans un journal. Les faits sont présentés tels qu’ils sont, sans passer par quatre chemins.

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Direct. Avec les mots crus.  Ce n’est jamais dans le pathos. Pourtant le fond de l’histoire est dure. Mais le récit ne s’enlise pas . Comme le personnage, le récit se bat pour ne pas sombrer, pour retrouver la lumière. Même si la vie ne fait pas de cadeau. Même si la vie vous fait payer certaines de vos erreurs chèrement.

Etre responsable, une liberté, un devoir, un poids, une solitude.

C est la guerre du Golfe. Adel décide de partir à la guerre. Son ami César le suit.

« Le jour du départ d’Adel, sa mère pleura beaucoup, et son père, qui l’accompagna à la gare, lui dit, sur le quai, lui qui n’avait pas coutume de s’ exprimer: Tu es né ici, t’as rien à prouver »

Là- bas, Adel est victime de racisme.

Adel, qu’est-ce que ça fait d’aller se battre contre ses frères?

César ne fait rien.

J’ai dévoré passionnément ce récit prenant humain.

« La faute à Saddam » est le troisième roman de Samira Sedira

Elle a écrit »l’odeur des planches  »  sur son passé de femme de ménage qui a été interprétée sur scène par Sandrine Bonnaire.   La vie de Samira est un peu du Caravage faite d’ombre et de lumière.

Je remercie ma librairie dijonnaise préférée « la fleur qui pousse à l’intérieur » de m’avoir fait découvrir ce roman.

 

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