Copenhagen: Qui est cette fille mystérieuse?

William, un touriste Américain (joué par Gethin Anthony) de 28 ans se retrouve au Danemark pour délivrer une lettre rédigée par son défunt père pour son grand père paternel qu’il n’a jamais connu. Abandonné par son ami, il rencontre dans un restaurant une serveuse qui lui renverse son verre sur la lettre. C’est Effy (jouée par Frederikke Dahl Hansel). Une fille que va suivre William. Avec elle, on visite la ville de Copenhague qui est un véritable personnage dans le film.

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William s’attache à cette fille pour deux raisons, premièrement, elle est la seule à pouvoir l’aider dans sa quête pour son grand-père et deuxièmement il éprouve des sentiments pour elle.

Seulement elle est une douée manipulatrice. Elle brouille les pistes. On ne sait si ce qu’elle raconte est vrai.  Elle ne fait pas son âge.

William découvre qu’elle a 14 ans. La peur le prend d’avoir une relation avec une mineure.

C’est le premier long métrage venant du réalisateur/scénariste canadien Mark Raso.

 

 

 

 

In the family: jamais sans mon fils

J’adore ce cinéma américain indépendant audacieux.
Ce n’est pas le dernier film vu qui va changer cet appréciation.

J’ai vu le magnifique film « in the family » de Patrick Wang.
L’histoire d’un gars qui vit en couple avec un autre mec qui a un petit garçon. Seulement son amant meurt dans un accident.
Le petit garçon doit aller avec la soeur de son amant. Un vieux testament la désigne comme tutrice.
Alors notre héros Joey va se battre pour récupérer l’enfant qu’il considère comme son enfant.

Près de 3 heures d’émotion. Une mise en scène belle qui suggère beaucoup de choses. Ce genre de film met vraiment en valeur la mise en scène comme élément narratif.

Patrick Wang cumule les casquettes pour son film: metteur en scène, scénariste et l un des producteurs.

La scène de l’hôpital

Comme s il y avait un respect de l intime et d’un moment douloureux pour Joey.

Comment une mise en scène rajoute de l’émotion dans une scène tragique.

Et même en prenant des distances, la violence de l annonce tragique du papa de Chip reste intacte. Son impact ne change pas. C est le basculement.

Joey n’est que le « second papa » du petit Chip, 6 ans. Lorsque le père biologique meurt, Joey, légalement, n’est rien pour l’enfant.

Mais pour lui c est toujours son enfant qu’il a adopté, aimé. Il va se battre pour le récupérer.

Li Cuxin: De la Chine de Mao au monde capitaliste: la danse mène vers la liberté

En 1972, Li Cuxin a été sélectionné parmi 44 enfants pour jouer devant Madame Mao Zedong.

En 1979, Ben Stevenson directeur artistique du ballet de Houston a participé la première délégation culturelle américaine en Chine. Il a invité Li Cuxin à venir étudier avec lui aux Etats-Unis. Li Cuxin a reçu une autorisation exceptionnelle à condition de ne pas se laisser influencer par le capitalisme.

Retenu en otage à l’ambassade de Chine aux Etats-Unis pour le ramener en Chine, finalement libéré après l’intervention des autorités américaines, il a mené sa carrière dans le ballet Houston. Il vit aujourd’hui en Australie.

Arraché à sa famille, il suit un entrainement rigoureux 6 jours sur 7. Au début, il déteste le ballet. Puis la rencontre avec un prof change tout.

En Chine, le ballet est une influence russe

Il a publié son autobiographie « Mao’s last dancer ». Devenu un best seller, il a été adapté au cinéma par le réalisateur australien Bruce Beresford.

Le film montre bien ce destin incroyable poussé vers la réussite comme si des bonnes fées se sont penchées sur son berceau.

On peut voir ce film de deux manières selon les points de vue.

Il démontre la réussite de la politique chinoise aussi dure qu’elle soit puisque elle sait faire émerger des talents qui ont une carrière internationale éclatante.

Il est aussi très critique de la Chine, du manque de liberté; d’une éducation performante au niveau technique mais risible au niveau connaissance du monde.

Long Story Short:histoires de sans-abris de Los Angeles

Séries d’interviews de sans-abris vivant dans « La cité des anges » Los Angeles.
A côté des millionnaires vivent des gens devant se battre pour le minimum vital, c’est une des interviewée qui fait cette remarque. Les inégalités violentes et indécentes. Certains ont trop.D’autres pas assez. On est loin du slogan de la révolution de 1848 nul ne doit avoir le droit au superflu tant que chacun n’a pas le nécessaire.

Lire la suite « Long Story Short:histoires de sans-abris de Los Angeles »

Spring: Amour; beauté et monstre

Beaucoup de découvertes dans ce film.

Deux réalisateurs: Aaron Moorhead et Justin Benson s’avèrent être d’excellents scénaristes-réalisateurs.  Un récit hyper maîtrisé.  Le décor italien magnifiquement filmé.

Deux acteurs jouant parfaitement en duo: Lou Taylor Pucci / Nadia Hilker

Retrouver cet atmosphère à la fois magique et angoissant des films fantastiques que je regardais adolescente lors du samedi soir ou des vacances où avec les cousines et cousins on s’amusait à regarder des films d’horreur.

Une vraie et belle histoire d’amour tient ce film.

Une plongée dans l’Histoire antique donne un côté conte fantastique.

Ce n’est pas du tout une histoire d’amour de prince et princesse.

Faut pas s’attendre à voir  un genre 4 mariages et un enterrement.

C’est tout un univers à part. Une vraie fiction qui mélange réel et irréel.

La musique est composée par Jimmy Lavalle

Ce film a obtenu l’oeil d’or du festival international fantastique de Paris en 2014.

On peut le découvrir sur le site Outbuster.

 

Bilan Culturel Décembre 2017

Révélation acteur et metteur en scène: Philippe Nicaud

J’ai vu sa pièce « Le quai des brumes » au théâtre Essaion. C’est une adaptation du scénario du film culte. J’ai été prise par l’intensité du jeu. On sent vraiment l’ambiance très serrée des ces rivalités pour une femme.

Quand Philippe Nicaud joue, il y a vraiment un univers avec lui. On sent le vécu du personnage.

En savoir plus sur Philippe Nicaud

Le Quai des Brumes est joué au théâtre Essaion jusqu’au 14 janvier

Info sur le site du théâtre Essaion

Le film du mois: Le brio d’Yvan Attal

Un prof de droit très droite et une fille de banlieue…

A vue de loin le synopsis peut faire craindre un film à clichés. Mais c’est un cliché… La force du film est justement d’arriver à ne pas tomber dans les clichés. A être dans la nuance.  Je trouve les scènes sur l’éloquence belles originales. Un mélange théâtral et cinématographique.

Une belle réflexion sur la mixité sociale, l’éducation, la société.

La chanson du mois:

Lire: Tes cartes sont un vin: Miguel Hernandez par Sole Gimenez

 

 

 

 

 

La belle et la meute:Tunisie réveille-toi

Un labyrinthe dans la ville, un labyrinthe dans la société, un labyrinthe dans la bureaucratie.

Espace public dangereux pour les femmes. A qui faire confiance? Où fuir?

Mariam vient de se faire violée par des policiers. Dans cette sombre nuit s’éternise le calvaire.

L’horreur puis la négation, l’indifférence.  Son ami Youssef la pousse à réclamer ses droits.  Pourquoi faire une révolution si on ne réclame pas ses droits?

Ils vont à l’hôpital pour obtenir une preuve de viol. Mais personne ne veut les recevoir.

Aucune empathie. La machine bureaucrate broie son énergie à se faire reconnaître comme victime.

Etre victime n’est même pas un droit élémentaire pour cette bureaucratie.

Tout cacher. Tout taire. Surtout pas de scandale.  Le scandale se trouve pourtant du côté des violeurs. Eux cette nuit là mène la vie tranquille. Ce ne sont pas eux qui sont inquiétés mais leur victime.

Un monde à l’envers. Un monde où ce qui est censé assurer la sécurité et la protection; la police, menace , commet des crimes. La loi elle prend celle qui l’arrange. La procédure.

Gloire à la procédure qui leur sert d’argument pour refuser la justice.

Au milieu de ce monde à l’envers, Mariam et son ami Youssef cherchent cette justice.

Refuge illusoire, pas de répit pour leur déception de trouver partout silence et fuite.

Mais ce cauchemar est loin de les abattre. Mariam se métamorphose tout au long du film.

Comme si le choc avait planté une graine de révolte et les larmes des épreuves l’arrosaient pour la transformer en force.  Parfois, le militantisme naît du vécue.

Les horreurs de cette histoire collent parfaitement à la mise en scène de ce film qui emprunte aux codes des films d’horreur et de thriller.

La belle est la meute est le 3 ème long métrage de Kahouther Ben Hani. Il a fait sensation lors de sa projection à Cannes dans le cadre de la sélection officielle avec quinze minutes d’applaudissements.

Kaouther Ben Hani vient du cinéma documentaire. Elle aime mêler fiction et réel.

Ses modèles sont Asghar Farhadi,  Cristian Mungiu ou Abbas Kiarostami.

Son documentaire Zaineb n’aime pas la neige a reçu le Tanit d’Or des Journées Cinématographiques de Carthage de 2016;

Pour « La belle et la meute », elle s’est librement inspirée de « Coupable d’avoir été violée » de Meriem Ben Mohamed/Ava Djamshidi.

La musique du film est composée par Amine Bouafa, le compositeur du film « Timbuktu » d’ Abderrahmane Sissako récompensé par un César de la meilleure musique originale.

 

Ce film pose des questions à la Tunisie.  » Où est ta justice? Comment tu accueilles une victime? Comment tu reconnais une victime? Pourquoi cette défaillance policière? Pourquoi tous ces freins pour reconnaître cette défaillance policière?Il est temps que tu reconnaisses les libertés individuelles.  » Certes, c’est une bonne nouvelle que le ministère de la culture tunisien finance ce film. Aujourd’hui en Tunisie, il est possible de réaliser un film critiquant la police, ce qui était impossible sous Ben Ali.

 

 

 

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