Li Cuxin: De la Chine de Mao au monde capitaliste: la danse mène vers la liberté

En 1972, Li Cuxin a été sélectionné parmi 44 enfants pour jouer devant Madame Mao Zedong.

En 1979, Ben Stevenson directeur artistique du ballet de Houston a participé la première délégation culturelle américaine en Chine. Il a invité Li Cuxin à venir étudier avec lui aux Etats-Unis. Li Cuxin a reçu une autorisation exceptionnelle à condition de ne pas se laisser influencer par le capitalisme.

Retenu en otage à l’ambassade de Chine aux Etats-Unis pour le ramener en Chine, finalement libéré après l’intervention des autorités américaines, il a mené sa carrière dans le ballet Houston. Il vit aujourd’hui en Australie.

Arraché à sa famille, il suit un entrainement rigoureux 6 jours sur 7. Au début, il déteste le ballet. Puis la rencontre avec un prof change tout.

En Chine, le ballet est une influence russe

Il a publié son autobiographie « Mao’s last dancer ». Devenu un best seller, il a été adapté au cinéma par le réalisateur australien Bruce Beresford.

Le film montre bien ce destin incroyable poussé vers la réussite comme si des bonnes fées se sont penchées sur son berceau.

On peut voir ce film de deux manières selon les points de vue.

Il démontre la réussite de la politique chinoise aussi dure qu’elle soit puisque elle sait faire émerger des talents qui ont une carrière internationale éclatante.

Il est aussi très critique de la Chine, du manque de liberté; d’une éducation performante au niveau technique mais risible au niveau connaissance du monde.

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Josef Hader, Émilie Sabbath, Mipo O: 3 révélations cinéma hiver 2018

  • Josef Hader

L humoriste autrichien a sorti son premier film « La tête à l envers » qui  raconte les déboires d’un critique musicale. Complètement disjoncté, le farfelue en toute sa splendeur. Un scénario qui explose en idées géniales et folles.

  • Émilie Sabbath

Son court – métrage montre une mise en scène très créative. Un très grand pouvoir d évocation racontant un drame avec une forme douce. Une très belle esthétique

Emilie Sabath rend hommage à Viola Liuzzo avec While the Trees sleep

  • Mipo O

Son premier film being good est un beau manifeste pour la tendresse.

Being Good: plaidoyer pour la tendresse, une réalisatrice japonaise qui comptera

 

Being Good: plaidoyer pour la tendresse, une réalisatrice japonaise qui comptera

Les bons films c’est comme les bons romans ils continuent à vivre en vous pendant des jours. Ils ont planté en vous des sortes de graines qui germent en vous d’autres façons de voir ou sentir la vie.

Being good est de celà.

3 ème film vu sur Outbuster.
3ème film génial. Très bon.
Après le cinéma italien, belge, c’était du cinéma japonais;
Plusieurs découvertes dans ce film:

Une réalisatrice: Mipo O
Un super acteur: Kengo KoraAkano est un jeune enseignant nouvellement nommé dans une école élémentaire.

Akiko est une vieille dame esseulée débordant de gentillesse mais qui ressent les premiers troubles de la maladie d’Alzheimer.

Ces deux personnages vont changer la vie des enfants plongés dans une violence familiale, sociale. Ils vont recoudre le lien social déchiré par deux principes simples mais oh précieux:l’écoute et la tendresse.

Le film a reçu le Prix du public au dernier Festival International du Cinéma Asiatique (2015)

Mipo O semble être une réalisatrice japonaise qui comptera dans les prochaines années vue ses débuts prometteurs. Son film The light shines only there sorti en 2014 a été sélectionné pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère à la 87 ème cérémonie des Oscars

Long Story Short:histoires de sans-abris de Los Angeles

Séries d’interviews de sans-abris vivant dans « La cité des anges » Los Angeles.
A côté des millionnaires vivent des gens devant se battre pour le minimum vital, c’est une des interviewée qui fait cette remarque. Les inégalités violentes et indécentes. Certains ont trop.D’autres pas assez. On est loin du slogan de la révolution de 1848 nul ne doit avoir le droit au superflu tant que chacun n’a pas le nécessaire.

Lire la suite « Long Story Short:histoires de sans-abris de Los Angeles »

Des fleurs pour Algernon: un roman de science-fiction philosophique sur l’intelligence

J’avais envie de découvrir enfin de la science-fiction. Je n’avais juste pas eu l’occasion. Je reste une éternelle curieuse.

Entrant dans une librairie, ce livre trônait  » Des fleurs pour Algernon » Daniel Keyes.

Je lis la quatrième couverture: lauréat d’un prix littéraire américain dédié à la science fiction et la fantasy: Nebula. Parfait.

Mais alors quelle découverte. Ce n’est pas souvent qu’on gagne la conviction profonde que notre lecture est un chef-d’oeuvre. Bien sûr des bons livres ça arrive souvent et heureusement. Mais coller l’étiquette « chef-d’oeuvre » répond à une exigence extrême.

C’est un merveilleux roman philosophique sur l’intelligence.

C’est quoi l’intelligence?

Les différentes formes d’intelligence

Les conséquences de l’intelligence.

Il y a l’intelligence de ces chercheurs soumettant Charlie Gordon au test. Ils rêvent de brillance, de succès, de reconnaissance. Mais ils n’ont aucun scrupule sur Charlie Gordon qu’ils présentent comme une sorte d’animal de cirque.

« Et je dis que l’esprit qui n’a d’autre fin qu’un intérêt et une absorption égoïstes en lui-même, à l’exclusion de toute relation humaine, ne peut aboutir qu’à la violence et à la douleur. »

Questionner le monde. C’est une liberté de penser. Cette intelligence qu’a Charlie Gordon là peut effrayer.

« Quand j’étais arriéré, j’avais des tas d’amis. Maintenant, je n’en ai pas un. »
« Plus tu seras intelligent, plus tu auras de problèmes, Charlie. »

C’est une intelligence sensible, curieuse à l’infinie, libre.

« L’intelligence est l’un des plus grands dons humains. Mais trop souvent, la recherche du savoir chasse la recherche de l’amour. C’est encore une chose que j’ai découverte pour moi-même récemment. Je vous l’offre sous forme d’hypothèse : l’intelligence sans la capacité de donner et de recevoir une affection mène à l’écroulement mental et moral, à la névrose et peut-être même à la psychose. Et je dis que l’esprit humain qui n’a d’autre fin qu’un intérêt et une absorption égoïste en lui-même, à l’exclusion de toute relation humaine, ne peut qu’aboutir à la violence et à la douleur »

Un personnage attachant. Cruauté,amour, tendresse, humour, inventivité, imagination.

Ce roman est un formidable voyage dans un univers très riche à la fois divertissant et pertinent.

Bilan culturel de janvier 2018

  • Le spectacle du mois: Justice

Ecrit par Samantha Markowic, mise en scène par Salomé Lelouche, le soir où j’y suis allée c’était Naidra Ayadi, Camille Chamoux, Camille Cottin et Samantha Markowic qui était sur scène.

De la première seconde à la dernière; on est pris par le tourbillon de la machine judiciaire.

Les accusés passent les uns par les autres. Les comédiennes changent de rôle: accusés, juge, policier, substitut du procureur.

Portrait d’un système qui ne juge uniquement les faits, pas les circonstances, pas les pourquoi. Tout type d’affaire: vol, terrorisme, discrimination ect.

A cet instant là le monde bascule. Les accusés ne sont plus maîtres de leurs destins. D’autres décident. Prison ou pas? Comparution immédiate ou pas?

Ce policier qui fait remarquer qu’il faut un temps fou pou réaliser un dossier au service de la justice. Celle ci passe ensuite à une vitesse de la lumière.

Les dossiers sont un élément fondamental du décor. Ils grandissent. Ils envahissent.

Un spectacle utile, engagé, pertinent qui offre ce temps de réflexion sur notre justice.

Aucunement fastidieux. L’écriture de spectacle s’est nourri d’observations issues de la réalité. C’est une sorte de reconstitution théâtrale de la justice.

Les comédiennes sont excellentes.

Infos et réservation pour Justice sur le site Théâtre de l’Oeuvre

  • La chanteuse du moi: Garance.

J’avais vu son affiche au théâtre l’Essaïon où elle y chante. Mais ne vivant pas sur Paris, je ne pouvais pas assister à un de ses concerts. Néanmoins j’étais curieuse de la découvrir.

Au premier abord, un talent de mélodiste, une jolie voix fine et pas mal de chose à raconter sur le monde, la vie et l’amour avec humour . Elle me rappelle un peu Lynda Lemay. Je vous poste mes deux chansons préférées d’elle. Bonne écoute.

Pour la voir sur scène,  c’est tous les mercredis soirs au théâtre Essaion jusqu’au 21 février

Infos et réservation sur le site du théâtre Essaion

  • Le livre du mois: Los ninos de Sabine Tamisier.

L’humanitaire au théâtre.

Lire la critique de Los niños de Sabine Tamisier sur ce blog

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