Seul dans Berlin :au coeur de la résistance

Chaque chapitre de ce livre est une belle expérience de lecture et un pas de moins qui nous éloigne de l’ignorance. Comme on dit «  on se couchera moins bête le soir ». Les émotions se suivent.

On ressent l’énorme chance d’assister à la naissance de résistance chez des individus

Lire aussi la première carte

Cette transformation de la douleur en courage , la détresse s’efface face à une détermination. C’est impressionnant, lumineux.

Trudel apprenant la mort de son fiancé jure « « Nous ne serons jamais des nazis, même si les nazis conquièrent le monde entier »

Les peurs, les rêves, le danger, le drame donnent une réflexion riche sur la résistance.

« Personne ne pouvait faire plus que risquer sa vie. Chacun selon ses forces et ses aptitudes : Le principal était de résister.  » Peu importe qu’un seul combatte ou dix mille. Quand on se rend compte qu’il faut lutter, la question n’est pas de savoir si l’on trouvera quelqu’un à ses côtés.

Le roman offre également une photographie de la société allemande sous le régime nazi.

Notamment à travers un immeuble. L’étage des fanatiques nazis, l’étage du couple Quangel qui a perdu son fils à la guerre,  le dernier étage où se cloître une juive et des voisins en dessous qui la cachent.

Une description très précise du système SS . C’est vraiment « marche ou crève ». Une critique du régime notamment à travers le procès.

« En 1940, ce brave Harteisen n’avait pas encore compris que chaque nazi était toujours prêt à enlever non seulement la joie de vivre, mais encore la vie tout court, à tout Allemand qui avait une opinion différente de la sienne «

C’est un livre qui nous fait comprendre la société allemande sous le régime nazi. Qui nous rappelle que parmi des allemands ont été victimes d’Hitler, qu’en dehors du soutiens massifs, des individus ont résisté. C’est un livre qui donne du courage. Un beau plaidoyer pour la résistance.

« Onze de ses gens, parmi eux deux hommes qui avaient travaillé plus de vingt ans dans cette usine de meubles, avaient disparu en plein milieu de leur service sans laisser de traces, ou alors ils ne s’étaient pas présenté à l’usine un matin. Jamais on ne su ce qu’il leur était arrivé, et c’était une preuve de plus qu’ils avaient dû dire, à un moment ou à un autre un mot de trop et que pour cette raison ils avaient atterri dans un camp de concentration.
A la place des ces onze personnes, de nouveaux visages étaient apparus, et le vieux contremaître se demandait souvent si ces onze n’étaient pas tous des mouchards, et si une moitié de son équipe n’était pas en train de surveiller l’autre et vice versa. L’air puait la trahison. Personne ne pouvait faire confiance à personne, et dans cette terrible atmosphère, les gens semblaient s’abrutir de plus en plus, ils n’étaient plus que des pièces de la machine qu’ils servaient. »

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